Régulièrement, une directrice de crèche, un musicien intervenant en formation, un parent qui vient de tomber sur un article du blog, m’écrivent avant même de savoir s’ils veulent réserver une intervention. Un agenda déjà complet sur la période qui les arrange. Un projet encore flou, à construire avant de m’appeler. Un professionnel qui veut comprendre la méthode, pas seulement réserver la prestation.
Pendant longtemps, je n’avais rien de sérieux à leur proposer. Un article du blog, un mail avec quelques conseils glissés entre deux interventions, parfois rien du tout parce que la semaine ne laissait pas la place. Ça m’embêtait plus que je ne le montrais : vingt ans à construire une méthode, une posture, une manière de penser l’éveil musical et la médiation artistique — et l’essentiel de tout ça ne sortait jamais du cadre d’une séance en direct, avec moi dans la pièce.

Le terrain apprend, mais il n’exporte rien
Ce qui se passe dans une séance ne se résume pas facilement. On l’a déjà évoqué ici : la différence entre improviser un atelier et construire une vraie pratique structurée ne tient pas à un tour de main, elle tient à une architecture — une progression, une posture, une manière de lire ce qui se passe chez l’enfant ou chez l’adulte accompagné, séance après séance.
Cette architecture, je la porte depuis vingt ans. Elle s’est affinée en crèche, en école, en centre social, en EHPAD, dans des contextes de médiation très différents les uns des autres. Et jusqu’ici, la seule façon d’y avoir accès, c’était que je sois physiquement là.

Ce n’est pas tenable à l’échelle d’une seule personne. Et surtout, ce n’est pas juste pour les structures et les professionnels qui, eux, ont vraiment besoin d’outils solides pour avancer — même quand je ne peux pas être dans la pièce avec eux.
Ce qui a commencé à changer
Il y a quelques mois, j’ai pris le temps de mettre par écrit une partie de ce que vingt ans de terrain m’ont appris. Pas pour remplacer une intervention — rien ne remplace une séance vécue — mais pour donner à celles et ceux qui n’y ont pas accès un point de départ sérieux : comprendre ce qui fonde une pratique d’éveil musical et de médiation artistique, et surtout, savoir comment la construire concrètement.
Ce travail d’écriture a fini par prendre une forme que je n’avais pas anticipée au départ. Et il a ouvert une question que je n’avais jamais vraiment posée jusque-là : et si Zikatane ne se limitait plus à ce que je peux faire en personne ?
👉 Ce qui arrive cette semaine
- Une manière nouvelle de rendre accessible ce que vingt ans de terrain ont construit
- Des outils accessibles immédiatement, sans attendre un créneau dans mon agenda
- Une évolution du site, pensée pour accueillir tout ça correctement
- Rien qui remplace le travail en présentiel — un prolongement, pas un substitut
Je ne vais pas tout dévoiler aujourd’hui. Mais cette semaine, quelque chose de nouveau arrive pour Zikatane — la première fois en vingt ans que ce que je fais sur le terrain devient accessible sans attendre une intervention.
Rendez-vous mardi. Je vous en dis plus.